Revue de presse 2010


Les articles nous concernant, publiés en 2010

Le Ravi, Poubelle la vie - Avril 2010

Retrouvez un numéro spécial gestion des déchets en PACA avec un article de Recyclodrome en p.8

Poubelle la vie.

Le Ravi, publie dédie son numéro d’avril (n°73) à la gestion des déchets en PACA.

Retrouvez en p.8 un article de Recyclodrome :

Le meilleur déchet ... c’est celui qu’on ne produit pas !

Vous pouvez trouver ce journal chez votre marchand de journaux ou sur le site www.leravi.org

Tribune

Par Cyrille Berge et Mathieu Reus

Le 20ème siècle et toutes ses « avancées » ont modifié le contenu de nos poubelles, la gestion des déchets est devenu un véritable casse-tête avec des enjeux environnementaux et économiques qui s’accordent difficilement. Heureusement des « ressourceries » se développent. Comme à Marseille, le Recyclodrome...

Une « tribune libre » parue dans le Ravi n°73, avril 2010. Pour rejoindre le Don quichotesque combat pour une presse régionale différente, abonnez-vous en ligne au mensuel « qui ne manque pas de ressources » : www.leravi.org

Le meilleur déchet… …c’est celui qu’on ne produit pas !

Pourquoi la gestion des déchets est-elle devenu si complexe ? Parce que nous l’avons complexifiée : en créant des matières qui sortent du cycle de vie, les matières plastiques par exemple, et en inondant le monde de ces matières par la production de masse.

Notre société a dans un même temps inventé des besoins, dont celui de consommer pour être dans la norme et s’assurer un bonheur illusoire. La production de masse a aussi apporté l’idée qu’il était marginal de réemployer, de se servir de vieilles choses, il faut consommer du neuf pour relancer l’économie, il faut jeter pour consommer. Une personne qui refuse ce système aujourd’hui est jugée décroissante, elle sort de la normalité.

Mais que faire de nos déchets ? l’idée de les jeter dans la rivière, de les enterrer dans un vallon abandonné est de moins en moins à la mode (ouf !). Les Jules Verne des temps modernes imaginent déjà la transformation des décharges en mines de matières premières pour y capter les futurs ultimes gisements de métaux...

La tendance actuelle est alors à l’incinération. Certains pensent, avec naïveté ou plutôt mauvaise foi, qu’en les brûlant on les fait disparaître, (un peu comme les enfants cherchent à cacher leurs bêtises...) alors qu’on ne fait que les transformer en fumée, et tout de même 20 à 30 % de résidus solides hyper toxiques retournent dans une décharge... hyper toxique.

Heureusement il y a le recyclage : hormis certains plastiques et produits chimiques créés par l’homme, toutes les matières sont recyclables, le verre ou les métaux le sont à l’infini sans baisse de qualité. Comme cela a un coût supplémentaire dans un système de gestion des déchets qui n’avait pas prévu le recyclage en amont, on a créé une taxe sur les emballages, ou plutôt sur le consommateur à qui on va demander de bien trier ses déchets, en le culpabilisant un peu s’il n’est pas capable de respecter les consignes de tri. C’est bien, il faut trier, il faut recycler... Mais allons plus loin, arrêtons de limiter le problème déchet à son simple traitement !

Tout objet produit est déchet. Il le sera dans quelques secondes pour un sac en plastique, dans quelques heures pour un emballage, dans quelques années pour un appareil électrique dont la durée de vie est programmée à l’avance : conçu pour flancher, alors que les premières publicités de la société de consommation, il y a maintenant un demi-siècle, vantaient les mérites d’appareils solides, fiables et durables...

Le nerf de la guerre est la réduction des déchets, il faut attaquer le problème à sa source, et donc dès la conception d’un objet, voire dès l’idée de le créer : le déchets le mieux traité est celui qu’on a évité de produire !!

Arrêtons de produire des o.i.m.m.n.r (objet inutile multi-matières non recyclable, exemple du petit jouet à pile que l’on « gagne » en achetant une magique box et qui amusera l’enfant le temps de retrouver son chez-lui), exigeons des emballages recyclables uniquement et compostons nos déchets organiques : le tri sélectif se résumera à séparer les emballages de l’organique (épluchures, restes de repas), concevons des biens d’équipements durables, donnons une seconde vie aux objets. Un animal aussi technologiquement évolué que l’homme devrait y arriver...

Il est grand temps de prendre nos responsabilités. On peut attendre que nos politiques et les grands industriels prennent les leurs et se mettent d’accord, mais cela risque de prendre quelques décennies ! On peut aussi modifier nos comportements, consommer de façon responsable et réfléchie, éviter les pièges de la mode. Cela peut paraître utopique, mais nous, consommateurs, sommes en bout de chaîne, et seules nos façons de consommer peuvent faire avancer les choses.

Et Recyclodrome dans tout ça ? C’est une ressourcerie. Notre objectif est de réduire les déchets par le réemploi avant même le recyclage, de lutter contre la gaspillage et de sensibiliser le public aux enjeux d’une meilleure consommation et gestion des déchets. Une 20aine de tonnes de déchets évités par an, une goutte d’eau à l’échelle d’une ville comme Marseille... Mais c’est aussi une activité concrète qui fait vivre 4 personnes et permet de partager notre vision des déchets auprès d’un large public.

www.recyclodrome.org & www.ressourceries/reseau.fr

Atelier-boutique ouvert tous les mercredis de 9h à 20h au 21 rue Châteauredon 13001 Marseille.


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